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 Ave Maria [18 Mars 1870]

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MessageSujet: Ave Maria [18 Mars 1870]   Dim 16 Oct - 22:50

[Le prochain rp sera largement mieux]

    Hypocrisie? Stupidité? Désespoir? Lequel de ces mots leurs correspondaient-ils parfaitement? Foi? Idiotie et mensonge! Aucuns d'entre eux ne croyaient plus en Dieu. Ils l'avaient abandonnés lorsqu'ils s'étaient mis à penser que leur Seigneur n'écoutait plus leurs prières et se délectait de leur malheur. Oui ils le blasphémaient sans cesse,à haute voix ou dans leur esprit, le traitant de chimère ou l'accusant d'être la source de leurs malheurs. Et pourtant ils étaient là agenouillés devant des idoles. Attendaient-ils vraiment une réponse? Aucunes de ce ses statues ne prendraient la parole. "Elles ont des yeux mais ne voient pas, elles ont des oreilles mais n'entendent pas...". Et quand bien même auraient-elles pu le faire, auraient-elles réalisées un miracle pour ceux qui ne croyaient plus en Celui qu'elles représentaient? Svetlana en doutait. Et elle qui n'avait jamais rien ressenti pour ses semblables éprouvaient à présent pour eux une profonde aversion. Mais quand bien même la haine qui l'animait lui demandait de partir afin de s'apaiser, la jeune femme ne pouvait se résoudre à abandonner sa quête.
    Il lui fallait trouver un homme d'église. Oh non, la libraire ne voulait pas parler religion. Il écoutait les confessions,il ne pouvait que savoir. Savoir ce qui se tramait ou alors pourrait t'il l'aider.
    Où était-il?Le regard de la demoiselle parcourait le saint sanctuaire depuis tant de minutes. Sa patience ne pouvait attendre indéfiniment. Avec une certaine délicatesse,elle attrapa le bras du premier chrétien qui passa devant elle. Le brusque ne serait que des plus inutiles, elle l'effrayerait et n'obtiendrait rien de lui. D'ailleurs, la douceur ne faisait-elle pas aussi partie intégrante de son être?


    "Dieu ne pourra pas m'aider mais vous si...Où loge celui qui dirige cette Eglise?"


Dernière édition par Svetlana Doroshenko le Jeu 20 Oct - 0:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Dim 16 Oct - 23:25

Une enjambée jusqu’au seuil, et un souffle pour ponctuer sa venue. La maison de Dieu. Depuis combien de temps, n’y avait-il plus mis les pieds ? Des mois, des années, un brusque frisson d’effroi le prit, et, finalement avec appréhension, le téméraire s’engouffra dans la pénombre ambiante. Calme et recueillement étaient les mots d’ordre en pareil lieu, et, pourtant un sentiment d’oppression s’emparait peu à peu de lui. Milles et un feu brûlaient de leurs éclats, les flammes se faisaient dansantes virevoltantes sur les autels de bois, et dans cette semi-obscurité des gens murmuraient tout autour de lui. L’église s’était gorgée de ces ombres sans visages, de ces mânes infâmes qui se raccrochaient à ce dieu encore peu calomnié. Le bruit de ses pas se répercuta en écho dans ce silence presque total alors qu’il remontait l’allée principale mais soudain le courageux fut intercepté dans son vol.
Un bras s’était saisi du sien, avec une facilité déconcertante et une douceur charmante. Quelques rougeurs s’emparèrent de ses traits à la vue de la demoiselle alors que déjà le bougre dégageait son bras du sien. Manières bien étranges que voilà… Surprise et étonnement dominaient son être alors que les lèvres fines se desserrèrent pour se faire plus cordial.

« Oh, madame, j’ai bien peur de ne pouvoir vous aider… Je…je ne suis pas d’ici. Vous vous méprenez sur mon compte, je… »

Empêtrement de sa personne avec ses pensées, son esprit divaguait. Avait-elle pu croire qu’il soit membre du clergé accoutré de ce costume sombre qui pouvait paraître pour un uniforme ? Etait-ce possible ? L’orgueilleux ne tarda guère à poursuivre avec cette fois plus d’assurance et même un certain zèle.

« Je me nomme Duncan Sword, je suis un enquêteur venu de Grande-Bretagne. Quelques affaires m’amènent dans les Balkan, je ferai mon possible pour vous apporter mon aide. »

Véritable carte de visite ! Avait-il réussi son petit effet ? A la vérité, il n’était encore qu’apprenti… Certes, mais ce n’était guère qu’un détail, … n’est-ce pas ?


Dernière édition par Duncan Sword le Ven 21 Oct - 20:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Lun 17 Oct - 1:40

    Quelle désagréable sensation...Une impression dérangeante batifolant avec la répugnance. De la colère? Une ridicule fantaisie que s'accordaient les simples d'esprits pour pallier leurs misères. Un sentiment qui n'avait jusqu'alors jamais parcouru l'être raisonné qu'était Svetlana. Le calme et l'indifférence avait toujours régis son âme. Oh il y'avait bien eu de la peine et de l'angoisse mais ils avaient toujours fini par être maitrisés afin de ne point la perturber. Pourtant elle sentait en elle pointer un agacement. Un irritement qu'elle devait tenter d'oublier avant que cette étincelle devienne flamme. Qu'on ose lui reprocher de parler? Lui demander de se taire et ce par ce simple et vulgaire bruit acoquiné à un index placé sur des lèvres? Irrespect et lâcheté! Enfin des actions auxquels elles pouvaient donner des noms. Sa voix ne s'élevait jamais bien haut même si elle se détachait des murmures des prieurs. Leurs couardises leurs avaient montrer un semblant de courage, poussant ces lâches à oser reprendre celle qui d'aspect leur semblait inoffensive. Elle ne leur ferait rien. Elle ne pouvait boire leur sang. Si certains des villageois l'avaient qualifiés de maitresse du diable, aucuns de ceux croyant à cette affabulation n'étaient présents dans cette maison du Seigneur. Ils se seraient tût, craignant alors une quelconque malédiction. Mais ceux présent ici étaient alors à ses yeux bien plus méprisables. Ils étaient de ceux qui rouaient de coup un chien boiteux pour se sentir plus fort. Ils étaient de ceux qui ôtaient la vie d'une mouche et hurlaient en avoir eu sept d'un coup...
    Si l'orgueil de la demoiselle la faisait penser ainsi à l'instant? Le manque de déférence qu'on lui avait adresser jouait son rôle, évidemment. Mais il n'était qu'un léger fondement à son agacement. Le regard de la jeune femme se posa tour à tour dans ceux qui voulaient la rendre muette. Un regard qui en forçaient souvent plus d'un à s'excuser...Un regard qui faisait baisser les yeux et regretter sincèrement ces actes et ceux à venir. Et lorsqu'on ne lui accorda plus d'attention, celle de la libraire se reporta à nouveau sur sa proie.

    Un enfant. Sévère en ses termes? Elle s'était laisser tromper par les épaules si frêles du jeune homme qui lui faisait face et la roseur de ses joues qui semblaient lui donner une certaine candeur. Mais Svetlana ne resta pas sur son âge puisque plutôt amusée par la gêne qu'elle lui procurait. Car oui, si son visage outre ses yeux ne témoignait d'aucune trace d'émotion, la jeune femme sentait en elle la moquerie se réveiller. Ou plutôt la taquinerie car rien en la libraire n'était mauvais. Un rire intérieur ne tarda pas à la secouer quand l'étranger en face d'elle reprit une certaine prestance sûrement trop exagérée pour se présenter. Un rire espiègle que les reflets des miroirs de l'âme laissaient transparaitre. Mais il était aussi bien du à une certaine satisfaction. Remercier le destin? Voir en cet homme une aide de Dieu? Svetlana ne croyait qu'en soi même.

    "Vous savez des choses et j'aimerais les connaitre. Auriez-vous la bonté de les partager? "

    Croirait-il qu'elle parlait du prêtre? Comprendrait-il que la slave supposait qu'il savait des choses sur ce qui se tramait dans ce village et ses alentours? Un enquêteur ne pouvait être venu ici sans raison ou avoir ne serait-ce que des suspicions. Ou alors la comprendrait-elle? Car la demoiselle avait parlé cette fois-ci avec un accent ukrainien quelque peu prononcé afin de voir le jeune homme décontenancé. Et s'il se moquait de sa prononciation? Oh elle aurait tôt fait d'arrêter ce petit jeu. La tourner en dérision ou s'en allait? Un gentleman ne pouvait se conduire ainsi ou alors elle lui rappellerait avec un certain plaisir.
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Mar 18 Oct - 23:58

Surprise et étonnement s’emparèrent de ses traits d’albâtre. Les pupilles sombres s’ouvrirent en grand alors que le bougre laissait échapper une exclamation à haute voix engendrant en représailles des demandes de silences de la part de ces étranges autochtones, fervents défenseur de la foi, du moins en apparence. Qui était-elle donc ? Elle, avec cet accent barbare qui ne prenait même pas la peine de lui décliner son identité ?! Comment pouvait-elle penser que cet étranger pouvait savoir des choses sur les récents événements de la région ? En réponse à sa question, la demoiselle ne récolta qu’une légère grimace, les lèvres de la statue de cire qui lui faisaient face, se pincèrent alors que son regard dardait dans sa direction. Nul doute que le britannique avait perçu la lueur d’amusement face à sa présentation quelque peu pompeuse et qu’il s’était offusqué de paraître ridicule alors qu’il n’y avait là que désir d’impressionner ! Afin de faire taire les quelques rosissements qu’elle lui avait arraché, le bougre se montra des plus froids envers la petite slave.

« Je ne peux rien vous apporter. A qui ai-je l’honneur ? »

Et alors que Duncan lui répliquait ses mots, il exagéra son accent, signifiant par la même que la prononciation de la demoiselle était des plus incorrectes. Mais petite vengeance pour l’odieuse autochtone, les voix qui fusèrent, marmonnèrent que la source de tout ce bruit était cet affreux duo, encore l’un de ces couples se chamaillant ! Et les propos des villageois lui arrachèrent quelques rougissements de nouveau. Détournant le regard, l’orgueilleux se fit plus doux. Sa curiosité l’emporta et le fil de sa voix se fit de nouveau entendre, ce timbre clair et en parfait accord avec sa physionomie.

« Je suis en affaires avec monsieur Van Helsing qui a acheté l’une des propriétés de votre village, il désire
que je mette en vente son bien. Mais… pourquoi..tant d’inquiétude ? Est-il arrivé quelque chose ? »


Dernière édition par Duncan Sword le Ven 21 Oct - 20:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Mer 19 Oct - 1:06

    Ce n'était rien qu'un simple test. Une dure épreuve à laquelle devait se soumettre l'étranger à qui la slave portait ne serait-ce qu'un bref intérêt. Qui était-il? Et ce n'était aucunement un nom qui pourrait lui apporter un tel renseignement. Un titre n'était qu'un amas de lettre au sens des plus vides. Certes, celui-ci aurait pu lui permettre de se renseigner sur cet être amusant mais la curiosité ne devait jamais vaine. Qu'aurait-elle fait de ses informations? Non, sa personnalité était des plus importantes, comprendre comment ses pensées s'organisaient afin de savoir comment elle pouvait avoir de lui ce qu'elle souhaitait. Il était sûrement trop tôt pour vouloir avoir pareil outil, après tous il ne pouvait être qu'une rencontre qu'elle aurait tôt fait d'oublier. Mais une intuition animait la libraire, la forçant à croire qu'il pouvait l'aider ou qu'ils en viendraient à se recroiser. Un atout? Oui, il pourrait se révéler une excellente carte et ce malgré ce manque de contenance qui accentuait ses allures enfantines. Se cacher derrière le masque de la froideur était inutile, la demoiselle avait déjà perçu le rosissements de ses joues. Couleur qui lui donnait envie de s'amuser encore avec. Mais Svetlana n'irait pas trop loin. L'Homme était emplis d'orgueil, à trop le froissé il pourrait lui glisser d'entre les mains. Et si la malchance décidait de la tourmenter, il se révélerait peut-être que l'anglais soit des plus rancuniers...

    L'éclat glacé des mots et l'accentuation de leur prononciation fit légèrement éteindre l'étincelle d'amusement dans son regard. Perçu comme des moqueries envers son accent? Il en était bel et bien le cas. Si la slave aimait la taquinerie ce n'était que parce-qu'elle ne faisait souffrir personne. Oh la jeune femme ne ressentait évidemment aucune douleur à ce qu'on lui fasse remarquer qu'elle s'exprimer mal mais elle sa vie était régie par des principes qui ne pouvaient qu'occasionnellement être mit de côté. Pourtant la libraire ne pouvait nier qu'elle sentait en elle une vague de frustration déferler. Voyait-il en elle une parfaite idiote? Du mensonge? Seulement par omission. Il ne lui donnait aucunement l'impression de tout lui dire. Ce qui ne pouvait être reproché. Qui se confiait au premier venu?

    Ses lèvres allaient de nouveau s'écarter mais n'eurent le temps de le faire. Ainsi ces pitoyables prieurs les voyaient comme un couple se chamaillant? Un léger sourire brisèrent le visage de marbre de Svetlana. Ce cher Sword venait à nouveau de rougir. Il lui en fallait bien peu pour être perturbé! Afin de le mettre encore plus mal à l'aise ou alors voir si il arriverait enfin à se reprendre, la jeune femme glissa son bras sous celui de l'inconnu pour lui attraper le sien.


    "Que diriez vous de trouver un endroit tranquille où nous pourrions finir notre chamaillerie de jeunes amants?"

    Sans brusquerie, Svetlana commença à s'avancer, l'entrainant avec douceur à la suivre. Sa voix était toujours aussi calme mais cette fois, elle avait abandonné cet accent qui n'avait eu aucun effet à sa plus grande déception.

    "J'ignorais que les détectives avaient aussi des compétences dans les affaires immobilières. Quelle omnipotence! Je suis tous aussi bien admirative devant votre infini bonté. Venir de si loin pour vendre les biens d'autrui, des êtres aussi bons se font de plus en plus rares. Je me sens si chanceuse de vous avoir rencontré. D'ailleurs quelle impolitesse de ne pas m'être présentée. Je ne suis autre que Svetlana Doroshenko, la modeste libraire."

    Sarcastique? Loin de là! Il n'y avait aucun agacement dans ses propos. L'ironie venait juste bénir ses paroles.

    "Vous êtes un homme des plus courageux. Venir en ce village si sombre que tant de voyageurs évitent! Laissez moi penser que le malheur qui s'est abattu sur ces terres vous intéressent. Me tromperais-je...mon bien aimé?"
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Mer 19 Oct - 22:53

Détestable femme que voilà ! La diablesse se jouait de sa personne avec un délice évident ! Le moindre prétexte se voyait saisi au vol pour servir les desseins taquins de l’autochtone ! Frémissements et rougeurs furent les principales conséquences de cette odieuse espièglerie ! N’était-ce pas qu’un jeu finalement ? Sauf qu’il ne voulait pas jouer ! Pas le moins du monde ! Et pourtant voilà qu’il était contraint de faire bonne figure, de peur de faire un scandale dans ce lieu de recueillement et de s’attirer les foudres de la populace. Alors que Svetlana l’entraînait dans l’un des refuges de la demeure de Dieu, la statue d’albâtre l’avait dévisagé cherchant à la sonder, à déceler les tréfonds de sa pensée, de son être, de ses perles sombres. Leurs regards se rencontrèrent pour mieux se fuir. N’était-il pas de ses êtres détestables, orgueilleux au possible qui ont une opinion importante d’eux-mêmes ? Malgré sa fierté virile, l’homme en demeurait fragile. Il ne tarda pas à desceller ses lèvres que pour lui répondre froidement du tac-o-tac.

« Vous vous moquez miss Doroshenko, est-ce donc innée chez vous ou propre à ceux de votre pays ? Cela ne prend pas, pas une seule seconde ! Nous n’avions pas à venir ici ! »

Dans un souffle, il poursuivit de peur d’ébruiter leur conversation ! Oh le pauvre était obligé de se pencher vers elle pour lui murmurer tout ceci.

«Quant à ma venue en ces lieux, vous la connaissez, je vous l’ai déjà énoncé. Pardonnez mon indélicatesse mais face aux rumeurs que vous évoquez, pas une seule seconde, je donne un quelconque crédit à ces contes, à ces interprêtrations grotesques… Le kidnappeur est un être fait de chair et de sang, et qui sait, cela pourrait être très bien être vous mademoiselle Doroshenko ? »
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Jeu 20 Oct - 0:08

    Vil dame qu'elle était! N'avait-elle pas honte de se conduire ainsi? Tourner au ridicule un si jeune être, si pure et innocent. L'enfer lui était destiné! Et sans nul doute que si le diable venait à prendre épouse, il la choisirait. D'ailleurs que faisait-elle en ce Saint lieu? Comment avait-elle pu entrer elle qui était démoniaque? L'entrée n'aurait-elle pas du lui être interdite? Ou alors la Foi qui devait régner en cette Eglise n'était qu'un mince filament d'espérance. On espérait une réponse aux prières, qu'un dieu entendent nos paroles mais on ne croyait plus vraiment en lui. Il était là car on nous l'avait dit et que la tradition forçait à croire en ce divin Seigneur. Ces prieurs ce cachaient derrière la chrétienté mais l'importance qu'ils accordaient à leur religion était stérile. Ce qui expliquait ainsi que l'ukrainienne se trouvait avec eux à l'instant. Oh une explication était bien plus simple et plausible! La jeune femme n'avait rien d'un démon. Et bien qu'on est pu la dire sorcière, il n'y avait jamais eu en elle un brin de méchanceté. Enfin...Il serait malhonnête d'affirmer qu'aucune mauvaise pensée ne lui traversait jamais l'esprit. Aucun être n'est totalement bon et seule une parfaite candeur pouvait affirmer le contraire. Mais Svetlana n'assouvissait que rarement ses pulsions destructrices sur autrui, les gardant au simple statut de fantasmes. Ce n'était aucunement la volonté de ridiculiser ce cher anglais qui l'animait. Elle ne tarderait à arrêter son petit jeu. Il s'agaçait. Le regard qu'il avait posé dans le sien lui avait fait comprendre. Et quand à ses mots, ils étaient de plus en plus froid. La demoiselle ne tarderait pas à devoir se couvrir pour ne pas attraper un vilain rhume.

    "Me moquer? Vous m'offusquez! Le terme taquinerie serait bien plus approprié. Je m'amuse juste de voir le rouge sur vos joues.Saviez vous que cette couleur vous convient parfaitement?"


    Mauvaise surprise que voilà! La situation ne venait-elle pas légèrement de se retourner? Oh non, la libraire n'avait aucunement rougit pourtant le visage du jeune homme si proche de sien la mettait des plus mal à l'aise. Et bien que ses traits restaient de marbre, elle n'eu aucun doute que son regard la trahirait. Svetlana le détourna doucement, faisant mine d'observer la pièce dans laquelle tout deux se trouvait. Rien de bien passionnant malheureusement. Ce n'était qu'un vulgaire corridor dépourvu de toutes sculptures ou icones. Oui, le contact humain ne lui plaisait guère et si elle avait été capable de lui prendre le bras, ce n'était que pour l'embêter. Et dans ce type de situation, la demoiselle était capable de s'oublier.

    "Pensez vous qu'un corps aussi frêle que le mien puisse enlever une quelconque vierge? Je ne pensais pas paraître aussi terrifiante. Et je ne suis pas assez dérangée pour enquêter sur ma propre personne. Quoi que...je vous accorde de douter sur ce dernier point."
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Ven 21 Oct - 23:24

Comment osait-elle ?! Qui était-elle pour prendre ses aises avec sa personne ? Lui parler ainsi à lui ?! Leur entretien se transformait au fur et à mesure en une de ces joutes verbales grotesques entre membre du beau sexe et gentleman hautain ! Sa fierté et son orgueil s’en trouvaient mis à mal, des blessures venaient entacher son péché d’arrogance, héritage involontaire de son rang ! Lui donner la réplique était un mal nécessaire pour ne pas souffrir de lui concéder la moindre petite victoire, ces rougissements n’avaient que trop duré ! Et à peine fit-elle la remarque sur la couleur de ces joues qu’il marqua un arrêt, se mordant la langue et se coloriant davantage ! Diablesse que voilà ! La slave savait jouer parfaitement avec les armes à sa disposition ! Comment la désappointer au mieux ? Comment lui donner le change ? Lui répliquer par de la froideur ? Se faire plus entreprenant ?! Le chaud ou le froid ? Ne dit-on pas qu’un froid glacial peut davantage brûler que la plus chaude des flammes ?
Les pupilles noires dardèrent dans sa direction, alors qu’il lui tenait tête !

« Je vous interdis de me parler sur ce ton, qui êtes vous donc pour vous moquer si effrontément de moi ! La noirceur se cache sous bien des masques miss Doroshenko et nul n’est plus dangereux que celui de la vertu et de la beauté ! Vous pourriez très bien être »

Emportement certain, haussement de voix léger et aussitôt le bougre regretta ses paroles. Se jugeant trop dur avec l’autochtone mais de plus, ne venait-il pas de lui reconnaître une certaine emprise sur son être ? N’avait-il pas même dit, de façon maladroite, certes, qu’elle était à son goût ?! Si l’orgueuilleux avait eu toute sa concentration, nul doute qu’il en enragerait mais au fur et à mesure que l’échange durait, voulait-il vraiment que tout s’arrête, que tout prenne fin ?
D’une voix plus douce, dans un soupir à peine plus haut qu’un murmure.

«Je… me suis montré grossier avec vous, veuillez m’excuser, je ferai mon possible pour vous aider…Dites moi…de quoi il retourne. »
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Sam 22 Oct - 14:15

    Ce drôle de sentiment revenait. Il devait s'être fait oublier, guettant de ses yeux vicieux le moindre moment pour réapparaitre avec plus d'ampleur. Le dégoût avait refait surface et son ampleur n'était pas des moindre. Bien que solitaire, ce méfait s'était acoquiné avec le mépris. Et tous deux la rongeaient. Sans aucuns remords ils la dérangeaient, faisant palpiter son coeur plus violemment et bouillonner son sang. Oui, elle, jeune femme de glace qu'autrui laissait de marbre sentait une forme de colère monter en elle. Cet homme était détestable. Quelle veine elle avait eu de l'avoir rencontré! Pourtant à aucuns moments la malchance ne s'était fait apercevoir. Son indiscrétion la trahissait souvent et, en grande impatiente, n'attendait que rarement la fin de la journée pour se manifester. Devenait-elle plus maligne au point de pouvoir tromper Svetlana?
    Ce n'était pas sur le mauvais sort que l'énervement de la libraire se portait. Qui cette petite slave était-elle pour lui parler de la sorte? Une vulgaire roturière sans nul doute. Une insignifiante villageoise effrontée qui, enclin à être comme le beau monde, tentait de faire de l'esprit. Ne connaissait-elle pas sa place? Ou l'avait-elle oublié? Les voyageurs aisés n'avaient de cesse d'être si hautain avec ceux qu'ils considéraient comme inférieurs. Oh bien sûr que si! Evidemment que Svetlana le savait! Elle l'avait taquiné. Ne savait-il pas se maitriser? Ce que les gens riches pouvaient manquer d'humour...


    "Il m'était sorti de l'esprit que les enfants s'emportaient vite et ne savaient comprendre la taquinerie."

    Une évidence. Il n'était plus question de s'amuser. La demoiselle venait d'énoncer une généralité. Un fait auquel elle ne pouvait rien. Et malgré son irritement, il n'y avait eu aucune intonation, sa voix étant dénuée de toutes émotions à présent. Ses excuses? La jeune femme n'y ferait pas attention tout comme les compliments plus ou moins insinués que ce cher anglais avait pu lui faire. Un pardon n'était qu'un mot, il n'avait guère de valeur même pour un homme si orgueilleux à qui il devait être difficile d'en tirer un. Une erreur ne pouvait être oubliée si rapidement.
    Calmement, la jeune femme vint se positionner devant l'énergumène et d'un signe de main lui fit signe de se pousser.

    "Vous m'empêchez d'accéder à la porte."
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Sam 22 Oct - 19:34

D’un mouvement de côté, la statue pivota pour la laisser passer. Le lord en rageait intérieurement ! Lui qui s’était excusé, lui qui s’était forcé à faire sortir ces odieux mots de ses lèvres ! Aucune chance qu’elle n’en obtienne de nouveau ! Ca ne lui convenait pas ! Tant pis ! Il resterait de marbre ! Et déjà, cette détestable vipère semblait s’être évaporée. Quelle aille au diable ! Elle lui était insupportable !
Pensait-elle réellement que cet orgueilleux la prendrait en chasse après un si hardi défi ?! Non, bien au contraire, il ne cillerait pas, ne la poursuivrait pas et ne se montrerait pas ! Ca aurait été lui faire trop d’honneurs ! Et pourtant combien de jeune femme de sa condition avait-elle osé lui adresser la parole de la sorte ? Ne s’était-elle pas seulement montrer son égal, jouant des armes à sa disposition ? S’était-il montré si infect ? Oui, il s’était montré froid, mais n’était-ce pas sa nature même ? D’être maladroit, d’être ce pantin de glace ?! Déjà, plein de contradictions, il rebroussait chemin à la recherche de la demoiselle. Non, il ne s’excuserait pas ! N’avait-elle pas tout également demandé son aide ? Cela suffirait.
Mais alors qu’il se faufilait dans les corridors de la vieille bâtisse. Des éclats de voix se firent entendre. La slave n’était pas seule, une ombre l’avait rejointe, l’un des pèlerins de l’église. Une dispute visiblement était en train de se dérouler. Des accents slaves fusèrent dans tout les sens. Ne comprenant un traitre mot de la conversation qui se déroulait trop rapidement pour qu’ils ne puissent saisir l’idiome de la région. Il observa tapis dans l’ombre mais bientôt l’homme empoigna la vipère, l’enfermant dans l’étau de ses bras, ses mains se montrant déplacées. N’écoutant que son courage, le timoré pantin ne tarda pas à faire son entrée sur scène. Un bruit de fracas se répercuta en écho alors que le lord s’était saisi de la première idole venue pour frapper par surprise au niveau du crâne l’un des autochtones.

« Svetlana ! »


Un instant, l’inquiétude le submergea. Et alors que l’homme gisait à terre, il se précipita au chevet de la miss, sincèrement inquiet.
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MessageSujet: Re: Ave Maria [18 Mars 1870]   Sam 22 Oct - 22:38

    Ce n'était qu'une infime prière. Une ridicule demande et qui pourtant avait toute son importance. Mais Dieu répondrait-il à sa requête? Ce n'était pas grand chose, une simple envie d'être seule. Une solitude complète, sans interjection de quiconque. Pas de renseignement demander et encore moins de jeune homme lancer à sa poursuite. Au moins elle pouvait être sûre que ce dernier point ne se produirait pas. Un pareil orgueilleux ne viendrait jamais s'excuser à nouveau ou tenter d'inhiber l'inimitié qui semblait naitre entre eux. Svetlana n'avait aucune envie de la faire taire. Ce mépris mutuel était des plus justifiés. Surtout le sien? Ce serait mentir que d'affirmer le contraire. La demoiselle admettait que la haine qu'il semblait avoir contre elle était un brin compréhensible. Pourtant ce sentiment lui semblait exagéré. La libraire n'en méritait autant. Cela n'avait été que de la taquinerie. Une colère aurait été normale, tant d'aversion non. Mais il devenait inutile de rester dessus. A trop y penser, son propre agacement la rongerait et détruirai une partie d'elle même. Sa rancoeur grandirait et sa conduite future, si elle en venait à le revoir à nouveau, serait inapproprié et fortement injuste. Et si il y'avait bien un point auquel tenait la slave, c'était l'objectivité. Les opinions personnelles empêchaient les raisonnements d'être utiles. Ils ne faisaient que les nécroser. Tous d'abord simple rougeur puis phlyctène avant de pourrirent et ainsi les rendre répugnants.

    Son prénom résonna. Si seulement elle avait été croyante! Peut-être que sa demande aurait eu satisfaction? Le jeune anglais? Bien avant de se retourner l'étrangère su que ce ne pouvait être lui. Il y'avait un accent dans la prononciation de son nom. Une prononciation slave. Russe d'ailleurs. Elle pesta intérieurement. Il n'y avait guère de gens de cette contrée dans ce village. Si la demoiselle se stoppa? Loin de là. L'homme qui voulait lui parler l'insupportait. Trop entreprenant à son goût. Trop collant malheureusement. Et ennuyant tout aussi bien. Se positionnant devant elle, il la bloqua dans son envie de fuir le lieu. Quand aux propos qu'il lui tint, ils n'avaient en rien changé depuis tous ces mois où il s'évertuait à la vouloir. Et comme toujours Svetlana le repoussa à la différence qu'elle fut bien trop cinglante. Son agacement se déferlait sur cet ignoble individu. Nauséeux énergumène qui ne tarda pas à la prendre dans ses bras. Ma à l'aise? Oui. Envie d'une aide? Svetlana savait se porter secours seule. Elle était malheureusement tout simplement lente à réfléchir. D'ailleurs la libraire n'eu pas le temps de laisser une bribe d'idée gagner son esprit que le Russe s'effondra sur le sol. Interloquée malgré son visage étrangement neutre, sa surprise grandit lorsqu'elle remarqua une statue éclatée sur le sol et un détective anglais aux allures de héros. Et bien! Son sens de la justice et de porter main forte semblait plus fort que sa rancune. Car oui, elle ne doutait pas qu'il soit un tant soi peu rancunier voire même boudeur.

    "Il semblerait que la justice divine ai frappée."

    Ce n'était peut-être pas le moment pour de telle spiritualité. Les curieux s'approchant, la demoiselle se défit de sa cape pour la poser sur les frêles épaules du garçon et releva la cape.

    "Il serait dommage que vous vous fassiez remarquer dès vos premiers jours en ce pitoyable village."

    Une sorte de remerciement. Quand à elle? La demoiselle était déjà catégoriée comme dérangeante et étrange. L'attrapant à nouveau par le poignet, elle l'entraina d'un pas rapide en dehors de l'édifice religieux, ne s'arrêtant que dans une ruelle proche.Elle n'entama aucune discussion. Le laissant à son triste sort pour se perdre dans des sombres ruelles.
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Ave Maria [18 Mars 1870]

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